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Sécurité routière : une quatrième couleur sur les feux de signalisation proposée

Vous avez peut-être déjà croisé des voitures autonomes sur les routes. Elles sont de plus en plus nombreuses, si bien que dans un avenir proche, il faudra nécessairement faire des ajustements au niveau de l’infrastructure routière. C’est dans ce contexte que des chercheurs ont proposé un quatrième feu de signalisation blanc. Lequel s’allumerait lorsqu'il y aurait un certain nombre de véhicules autonomes dans la zone. On vous explique dans cet article sur quel principe repose cette signalétique et comment elle pourrait fonctionner.

Illustration : "Sécurité routière : une quatrième couleur sur les feux de signalisation proposée"

Une nouvelle signalétique : le feu blanc

Cette nouvelle couleur apparaîtra quand il y aura suffisamment de véhicules autonomes connectés dans les environs. Le feu blanc vise à rendre le trafic plus fluide. Quand le feu blanc s'affichera, les voitures dites « normales » devront rejoindre une file d’attente derrière les autonomes. Les conducteurs n’auront plus à se soucier du risque d’accident. Une fois que la masse de véhicule autonome sera passée, les feux de signalisation fonctionneront comme à leur habitude, avec le rouge, l'orange et le vert.

Ce projet a pour objectif de coordonner le trafic routier qui implique des voitures autonomes. Selon les chercheurs, il est important d’intégrer ce concept de lumière blanche aux intersections, car il va indiquer aux conducteurs humains ce qu’il se passe. De sorte qu’ils sachent quels comportements routiers adopter. C’est ce qu'a déclaré Ali Hajbabaie, coauteur de l'étude. Aussi, les chercheurs de l'étude ont précisé que la couleur de la lumière n’avait pas réellement d’importance. Ce qui compte, c'est qu’il y ait un signal clairement identifiable par les conducteurs.

Quels sont les avantages principaux de cette nouvelle signalétique ?

Des simulateurs informatiques ont été utilisés pour tester ce feu blanc. En analysant les résultats, les chercheurs ont constaté une amélioration du flux du trafic routier. L'autre avantage notoire était la baisse de la consommation de carburant. Cela est justifié par la réduction d’arrêts et de départs.

Ces bénéfices sont visibles si plusieurs voitures autonomes circulent dans la même zone, comme l’ont précisé les ingénieurs. Ils ont estimé que lorsque 10 % des voitures sont autonomes, on remarque une réduction de 3 % des retards. Quand 30 % des automobiles sont autonomes, les retards sont réduits de 10,7 %.

Quels obstacles se dressent devant ce « feu blanc » ?

Pour le moment, cette nouvelle signalétique est de l’ordre du théorique. D’après les auteurs de l’étude, les voitures intelligentes qui sont commercialisées actuellement ne sont pas encore assez développées. Elles ne permettent pas l’optimisation du feu blanc. Le second obstacle est l’autorisation des autorités. Envisageraient-elles sérieusement de remplacer les feux de circulation, et ce, à chaque carrefour ? Difficile d'être optimiste quant à la réponse. Ainsi, la technologie de la conduite autonome doit encore être perfectionnée.

D’autant que la législation doit également être adaptée, et les infrastructures devront subir quelques changements afin de mieux accueillir les véhicules autonomes au sein du trafic. Un test des feux blancs pourrait se faire prochainement au niveau des ports commerciaux, car la fluidité du trafic, pour le transport des marchandises, est un enjeu important.